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Hubert COTTEREAU

  • FONCTION

    Général de corps d’armée

  • LIEN AVEC HAGUENAU

    A effectué une partie de sa carrière à Haguenau

  • MISE A JOUR

    Août 2026

Général Hubert COTTEREAU

Général de corps d’armée

Haguenau, Terre de Réussites a rencontré le général de corps d’armée Hubert Cottereau.

De 2009 à 2011, il a commandé le 2ᵉ Régiment de hussards, alors tout juste installé à Haguenau. Son parcours l’a ensuite conduit vers de très hautes responsabilités, en France comme à l’international, des Nations unies à l’armée américaine, jusqu’aux plus hautes instances militaires de l’OTAN. Mais derrière cette carrière impressionnante, notre échange nous a surtout permis de découvrir un homme qui parle avec simplicité de confiance, d’humilité, d’exigence, de transmission et de celles et ceux qu’il a rencontrés tout au long de son parcours.

Haguenau, une étape à part dans son parcours

Lorsqu’Hubert Cottereau prend le commandement du 2ᵉ Régiment de hussards en 2009, celui-ci vient tout juste de quitter Sourdun, en île de France, pour s’installer à Haguenau, à près de 400 kilomètres de son ancienne garnison.

Il arrive quelques semaines après le déménagement. Beaucoup reste encore à construire : permettre à plusieurs centaines de militaires et à leurs familles de prendre leurs marques, recréer tout un environnement de travail et inscrire durablement le régiment dans sa nouvelle ville.

Hubert Cottereau utilise une image très concrète pour raconter cette période :

il faut « débrancher » ce qui existait auparavant pour « tout rebrancher sur Haguenau ».

Son souvenir du 2ᵉ Régiment de hussards est celui d’un régiment à part, spécialisé dans la recherche du renseignement et profondément tourné vers le terrain. Un univers où le résultat est concret : le renseignement est obtenu ou ne l’est pas, la mission est remplie ou ne l’est pas.

Il y retrouve des qualités auxquelles il est particulièrement attaché : la rigueur, la capacité à s’adapter et surtout l’humilité.

« Être à sa place, rien que sa place, mais toute sa place. »

Une manière de voir les choses qui dit déjà beaucoup de sa conception du commandement : prendre pleinement ses responsabilités, tout en considérant la place et le rôle de chacun.

Et lorsqu’il revient sur les moments les plus forts de sa carrière, cette période arrive en premier :

« Commander le 2 Régiment de hussards, ça a été pour moi un sommet en termes de service. »

Trois moments qui comptent

Lorsqu’on lui demande de retenir les moments les plus forts de sa carrière, trois expériences lui viennent particulièrement à l’esprit. Trois expériences très différentes, mais qui racontent finalement assez bien son parcours : commander, se rendre utile, apprendre des autres et avancer avec eux

Le premier, c’est donc le 2ᵉ Régiment de hussards.

Le deuxième le conduit quelques années plus tard au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO). Derrière cet intitulé un peu technique se trouve une mission très concrète : préparer les opérations que les forces françaises devront ensuite mener sur le terrain.

Le rythme est intense, les responsabilités importantes. Mais lorsqu’il évoque cette période, ce qu’il retient surtout, c’est le sentiment d’être utile. Derrière les plans et les décisions, il y a des femmes et des hommes qui devront agir sur le terrain. C’est cette réalité qui donne du sens à son travail.

Le troisième moment qu’il choisit est très différent. Il le ramène aux États-Unis, où il devient commandant adjoint de la 3ᵉ division d’infanterie américaine, premier officier français à exercer cette fonction au sein de cette division.

Il entre cette fois dans une autre armée, avec ses codes, ses habitudes et son histoire. Il y rencontre surtout des militaires profondément marqués par près de vingt années d’engagements opérationnels.

Il faut apprendre à connaître l’autre, comprendre une culture différente et construire la confiance. Une expérience qui fait naturellement écho à sa définition de l’humilité : trouver sa place, l’occuper pleinement et respecter celle de l’autre.

Et puis, il y a les souvenirs qui restent

En 2018, Hubert Cottereau part au Mali comme chef d’état-major de la force de la MINUSMA, la mission des Nations unies. Il travaille alors au sein d’une force d’environ 13 000 militaires, réunissant des contingents venus de très nombreux pays.

Lorsqu’il évoque cette période, les chiffres s’effacent rapidement derrière les hommes.

Il parle des militaires morts pendant sa mission, de ceux engagés sur le terrain et de la responsabilité qui accompagne ces moments difficiles.

Parmi les souvenirs de sa carrière, il en conserve d’ailleurs un auquel il reste particulièrement attaché : le drapeau de l’ONU qui lui a été offert à son départ du Mali.

« Parmi tous les souvenirs que j’ai, je pense que c’est celui qui m’émeut le plus. »

Commander, une affaire humaine

La suite de son parcours le conduira encore plus haut. Hubert Cottereau revient en France pour commander la 3ᵉ Division puis, en 2022, rejoint le SHAPE, en Belgique, le grand quartier général militaire de l’OTAN en Europe, où il devient vice-chef d’état-major.

Mais ce n’est finalement pas sur les titres ou les étoiles que notre échange s’attarde le plus.

Ce qui revient dans ses mots, ce sont les personnes.

Celles qu’il a commandées, celles dont il a appris, celles qu’il a accompagnées. Et cette façon de conjuguer deux notions qui lui sont chères : l’exigence et la bienveillance.

Pour Hubert Cottereau, les deux ne s’opposent pas. Être bienveillant ne signifie pas tout accepter. Et demander beaucoup à quelqu’un peut aussi être une manière de lui montrer que l’on croit en sa capacité à progresser.

Il raconte avoir parfois dû prendre des décisions difficiles, notamment lorsqu’il commandait le 2ᵉ Régiment de hussards, avec une priorité : préparer ses hommes à ce qu’ils pourraient réellement rencontrer en opération.

Avec une formule très simple :

« Parfois, ce n’est pas facile d’être celui qui tient le bâton. On préfère être aimé. »

Commander n’est donc pas chercher à plaire. C’est aussi savoir dire les choses, accompagner, donner du sens et permettre aux autres de progresser.

Et cette conviction l’accompagnera dans des environnements très différents. Les pays, les langues, les cultures et les uniformes changent ; le besoin de respect, de confiance et de sens demeure.

Ce qui reste : les rencontres

Lorsqu’Hubert Cottereau évoque les différentes étapes de sa carrière, les personnes ne sont jamais très loin.

Des années après son départ du 2ᵉ Régiment de hussards, il conserve des liens avec des militaires rencontrés à cette époque. Au fil de notre échange, certains noms et souvenirs reviennent naturellement. Des officiers qu’il a connus jeunes ont poursuivi leur propre chemin et, pour certains, accédé à leur tour à de hautes responsabilités.

Une carrière se raconte avec des dates, des grades et des fonctions. Une vie professionnelle se raconte aussi à travers les personnes que l’on a croisées, accompagnées et parfois vues grandir.

Et c’est peut-être cette seconde histoire qu’Hubert Cottereau raconte le plus volontiers.

Continuer à transmettre

Aujourd’hui retiré du service actif, Hubert Cottereau n’a pas pour autant cessé de transmettre. Il poursuit notamment son engagement auprès de l’OTAN comme senior mentor et dans le monde de la défense. Il est également directeur général et associé d’ECD Conseil, une structure qui accompagne entreprises et décideurs dans les enjeux de défense et de sécurité.

Une nouvelle étape après une carrière passée à commander, décider et préparer des opérations, mais aussi à observer, apprendre et faire grandir.

Et lorsqu’il s’adresse aux jeunes générations, son message est finalement très simple : croire en soi, accepter de prendre des responsabilités et ne pas avoir peur de progresser.

Lui-même raconte qu’élève officier, il regardait certaines fonctions en se demandant comment il pourrait un jour être capable de les exercer. Puis viennent l’expérience, le travail et la confiance.

Au terme de notre rencontre, quelques mots résument peut-être mieux que tous les grades et toutes les fonctions ce qu’il souhaite transmettre :

« Se donner et vivre en vérité. »

Quelques dates clés

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Jusqu’en 2005 : 2ᵉ Régiment de hussards comme chef du bureau opérations-instruction.
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Jusqu’en 2011. Il commande le 2ᵉ Régiment de hussards, nouvellement installé à Haguenau.
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Jusqu’en 2013. Il rejoint les États-Unis et sert au sein du commandement allié Transformation de l’OTAN, à Norfolk.
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Jusqu’en 2016. Il rejoint le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).
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Jusqu’en 2018. Au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), il participe à la préparation et à la planification des opérations militaires françaises.
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Jusqu’en 2019. Promu général de brigade, il devient au Mali chef d’état-major de la force de la MINUSMA, mission des Nations unies.
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Jusqu’en 2021. Il retourne aux États-Unis comme commandant adjoint de la 3ᵉ division d’infanterie américaine.
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Promu général de division, il prend le commandement de la 3ᵉ Division, dont l’état-major est à Marseille.
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Élevé au rang et à l’appellation de général de corps d’armée, il devient vice-chef d’état-major du SHAPE, le grand quartier général militaire de l’OTAN en Europe.

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